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Lettre d'opinion dans Le Devoir

Lettre d'opinion dans Le Devoir

« Enfin, c’est justement la question de la stabilité qui a uni les acteurs du réseau et les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, mercredi dernier. Des intervenants syndicaux et patronaux, l’AMDES, la FAE, la FQDE et la CSQ, ont réclamé davantage de prévisibilité à l’approche du budget. Réclamer de la prévisibilité n’a rien d’abstrait pour le réseau. C’est franchement le strict minimum pour accomplir le travail au quotidien et pour pouvoir planifier adéquatement afin d’assurer les services aux élèves. Le milieu vit encore les effets des compressions annoncées l’été dernier : services qui diminuent, surcharge qui augmente, élèves vulnérables qui sont moins bien soutenus.


Qu’ont en commun ces sorties ? Elles convergent vers un même constat. L’éducation est gérée à coups de mesures ponctuelles, au détriment d’une vision à long terme. On gère le réseau scolaire comme un dossier budgétaire parmi d’autres, plutôt que comme un service public qui exige de la concertation, de la stabilité et du temps. Ce que j’ai entendu cette semaine, ce sont des acteurs prêts à travailler ensemble pour redresser la situation. Cela nécessite que notre gouvernement fasse autre chose que des gestes symboliques (comme couper des rubans d’ouverture d’école à Carignan et refuser de répondre aux questions des journalistes au sujet du PEQ). »